|
|
| Qui est ATA? | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|
Activités ONG de développement L‘année 2006 a été chargée en matière de développement avec la mission au Ladakh et les projets liés au bénéfices de la conférence du Dalaï-Lama. Mission au Ladakh En juillet, une mission au Ladakh a permis de vérifier sur place la bonne réalisation du projet de rénovation de 3 écoles primaires et la construction de serres et de champignonnières dans ces villages isolés.
Projets terminés: Construction d’un 3eme bâtiment à l’école TCV de Bir Inde Lors du voyage en Inde, Monique et moi avons rencontré les responsables de TCV et décidé ensemble de financer la construction d’un 3ème bâtiment qui doit servir à héberger 100 élèves, 50 garçons et 50 filles, parmi les plus âgés, en chambre double et non pus en dortoirs de 40. C’est un petit immeuble à 2 niveaux de 500m² avec 25 chambres par étage. A ce projet s‘ est ajouté la rénovation du toit de l‘école primaire du centre de réfugiés de Bir: un toit en tôle ondulée, vieux de 30 ans, couvre cette école et est percé de partout et durant les fortes pluies de la mousson, il pleut dans les salles de classe
Adduction d’eau et construction de sanitaires en Amdo Tibet C’est le 1er projet au Tibet historique en faveur des Tibétains. Il doit permettre de construire des sanitaires, actuellement absentes, dans les écoles tibétaines de 2 villages isolés en Amdo, Cette lacune entraîne par là une non scolarisation des filles. Une adduction d‘eau avec un point de distribution par maison devra aussi permettre de baisser l’absentéisme scolaire car ce sont les enfants et plus particulièrement les filles qui sont chargés de chercher l’eau aux puits qui alimentent les villages distants de quelques kilomètres.
Support de la clinique de Shechen Népal Ce projet doit permettre l’équipement en matériel médical d‘un fauteuil dentaire : fraise, radio, lampe chirurgicale, d‘un incinérateur de déchets médicaux et la prise en charge pendant 2 mois des frais de fonctionnement de la clinique : personnel, soins, pharmacie
Extension du 3eme bâtiment à l’école TCV de Bir Inde Pour faire face à l’afflux de nouveaux élèves en provenance du Tibet et suite à un don généreux, le nouveau bâtiment sera doté d’un 3ème étage de plus pour loger environ 60 enfants.
|
|||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Coût du projet | 31 092 Euros |
| Part Ville de Luxembourg | 14 500 Euros |
| Part Les Amis du Tibet | 5 531 Euros |
| Part Ministère de la Coopération | 11 061 Euros |
Fin du projet : automne 2008.
Développement agricole du centre de réfugiés tibétains de Mainpat Inde
Il s’ agit de construire 10 serres, 20 champignonnières, 25 unités de bio-gaz dans le centre de réfugiés de Mainpat , où l’association a déjà mis en place plusieurs projets.
| 1) | Coût du projet | 31 532,00 Euros |
| Part Ville de Luxembourg | 27 047,00 Euros | |
| 2) | Coût du projet | 55 124,58 Euros |
| Part les Amis du Tibet | 18 374,86 Euros | |
| Part Ministère de la Coopération | 36 749,72 Euros |
Fin du projet : été 2008.
Fournitures scolaires pour les écoles du Ladakh
Lors
de la mission de l’association au Ladakh, le dénuement de ces écoles a
été criant.
Des livres
scolaires, du matériel pédagogique, des fournitures : ardoises,
cahiers, etc. seront
livrés à 8 écoles.
| Coût du projet | 5 000 Euros |
| Part les Amis du Tibet | 5 000 Euros |
Fin du projet : été 2007.
Construction de 6 nouvelles salles de classes et rénovation des sanitaires et égouts à l’école de Bir
Devant l’afflux des élèves fuyant la Tibet, des salles de classe supplémentaires sont nécessaires et le nombre croissant de pensionnaires dans cette école a rendu urgent de rénover les sanitaires des bâtiments ainsi que le système d’égouts et de fosses septiques insuffisant pour la population actuelle de l’école.
| Coût du projet | 100 000 Euros |
| Part les Amis du Tibet | 33 333,33 Euros |
| Part Ministère de la Coopération | 66 666,67 Euros |
Fin du projet : automne 2008
Michel SIGWARTH
ATA est l’abréviation de «Appropriate Technologies Asia».
Cette ONG est spécialisée dans le domaine environnemental et a pour objectif de venir en aide à des Tibétains au Tibet, à des Tibétains réfugiés en Inde et à des peuplades de souche tibétaine (p.ex. au Ladakh) à l’aide d’infrastructures (bâtiments sanitaires, scolaires, pompes à eau, etc) et de technologies (énergie solaire, éolienne, etc) appropriées.
Par des méthodes d’éducation et de formation durables, les Tibétains sont entraînés à autogérer ces infrastructures et technologies et partant à prendre en main leur avenir dans des régions le plus souvent très pauvres, disposant de peu ou pas d’infrastructures.
Les Amis du Tibet, Luxembourg collabore avec ATA depuis quelques années pour tous les projets de coopération co-financés par l’Etat luxembourgeois.
ATA a déjà mis ou tente de mettre sur pied des projets en Chine, e.a. dans la partie occidentale de la province de Quinghai, anciennement province tibétaine du Kham, proche de la limite administrative de la Région Autonome du Tibet. Des minorités tibétaines habitent ces régions pauvres et difficiles d‘accès : une piste a été tracée pour que les véhicules puissent accéder à certains villages; les délégués d‘ATA furent les premiers Européens rencontrés par les villageois.
Un projet concerne la construction d’un centre communautaire autour d‘une école pour une communauté tibétaine nomade. Ce centre sera équipé de panneaux solaires pour le chauffage et d‘une grande véranda servant de potager.
Un autre projet est basé sur les aspirations des habitants d‘un village tibétain qui ont discuté très librement entre eux et avec les délégués d‘ATA sur l‘ensemble de leurs problèmes, quelles solutions y apporter, quelles priorités donner. Il en est résulté un vote d‘après lequel l‘approvisionnement en eau et un centre de soins pour femmes correspondent aux besoins les plus importants.
Comment l’ONG ATA peut-elle travailler en Chine, mais pas au Tibet même ? En
· collaborant avec une des rarissimes associations tibétaines indépendantes du parti,
· engageant comme consultant l‘ancien responsable provincial de la police,
· engageant comme traducteur, chauffeur, etc. des proches de notables politiques,
· jouant à fond la neutralité politique, la transparence,
· créant une autre agence qui ne sera pas patronnée par le Dalaï-Lama.
Notre projet au Ladakh en collaboration avec ATA
Les
Amis du Tibet, Luxembourg
2004
|
Les
Amis du Tibet au
Ladakh |
||
|
Un des pôles prioritaires des projets de développement des Amis du Tibet Luxembourg est l’éducation des jeunes tibétains. Depuis 3 ans l’association avait un projet de rénovation d’écoles primaires dans 6 villages du Ladakh avec notre partenaire habituel depuis 10 ans, Appropriate Technology Asia ATA. Afin d’améliorer les conditions de vie de ses populations, il était prévu de construire aussi des serres et des champignonnières comme prototypes et centre de formation des adultes pour permettre aux familles de disposer de légumes frais et de champignons pendant l’hiver et de pouvoir vendre les surplus sur les marchés. La période de construction au Ladakh est très courte, les 4 mois d’été, le projet s’est terminé sur le terrain en septembre 2005. J’ai donc été sur place en juillet 2006 pour vérifier la bonne exécution de ce projet, car l’association est responsable des fonds reçus des pouvoirs publics luxembourgeois. Situation géographique Le Ladakh, étymologiquement « le pays des cols » est situé à l’extrémité nord-ouest de l’Inde, près de la frontière avec le Tibet occupé et est l’extrémité occidentale des hauts plateaux himalayens, peuplé d’ une population ethniquement tibétaine, mais de citoyenneté indienne pour la grande majorité. Il existe toutefois des centres de réfugiés tibétains, les premiers installés par les autorités indiennes près de Leh, la capitale du Ladakh et dans la haute vallée de l’Indus, le Chantang . L’hiver les chutes de neiges sont importantes et la température peut descendre à –-40° C et de nombreuses routes sont fermées.
Projet Cette opération des Amis du Tibet Luxembourg est une partie d’ un vaste programme de réhabilitation de villages pauvres au Ladakh, menée par ATA en construisant aussi des sanitaires, des salles de bains solaires, des serres , des champignonnières, de petits élevages avicoles ainsi que la rénovation des 6 écoles Le coût de la part luxembourgeoise : 112 210 EUR financée : Les Amis du Tibet : 6 045 EUR Ville de Luxembourg : 14 371 EUR Ministère de la Coopération :40 833 EUR Union Européenne : 50 961 EUR Leh Il faut environ 24h pour se rendre en avion de Luxembourg à Leh via Frankfort et Delhi y compris les attentes dans ces aéroports dont 4 heures entre 2h et 6h du matin à Delhi . A Leh, 3 500 m d’altitude, une chaleur sèche nous surprend, à 9h du matin, le thermomètre indique déjà 30° C. Nous retrouvons à l’aéroport l’équipe d’ATA qui a préparé cette mission : Wangmo, Agneetta, Naseer et qui nous accompagnera pendant toute la durée de notre séjour. Elle nous conduit à notre guest-house qui nous servira de camp de base pour cette mission, où malgré un accueil chaleureux et une bonne douche, nous tombons de sommeil. Cette maison est d’ailleurs la base d’ATA lors de ses opérations au Laddakh. Au bout d’un petit chemin pavé, cette guest-house est très proche du centre ville tout en paraissant à l’extérieur car entourée d’un jardin. Les deux premiers jours sont consacrés à l’acclimatation à l’altitude et à une visite des monuments de Leh : temples de Soma, de Spituk, de Sankar, de Namgyal, stupa de Shanti. A notre surprise, Leh est une ville où se rendent de nombreux touristes francophones : on entend parler français partout, même les commerçants font des efforts. La ville est divisée en 2 parties : la ville haute et ancienne qui est le quartier tibétain et touristique et la ville basse, le quartier indien récent et plus industrieux. Ces deux ensembles sont d’ailleurs séparés par un énorme portique tibétain entouré de gros moulins à prières. De nombreux marchés tibétains d’artisanat sont tenus par des réfugiés dans la ville haute. La capitale du Ladakh est entourée de montagnes enneigées des massifs du Stok, 6121m, et d’ Arzu, 5687m. Leh, 30 000 habitants, est a majorité bouddhiste, 75%, mais avec une forte minorité musulmane 20% et le muezzin se fait entendre à 4h le matin pour la 1ère prière. Cependant cet islam urbain est moderne : les propriétaires de la guest-house sont de confession musulmane mais la femme et la fille ne portent le voile qu’à l’extérieur de chez elles, à l’intérieur pas de voile même en notre présence, nous dînons le soir avec la famille. Plus l’on se déplace vers l’ouest du Ladakh, les pourcentages s’inversent ainsi à Kargil, on a environ 85% de musulmans pour 12% de bouddhistes. La vallée de la Surru La première étape de cette mission est de visiter les 3 villages de la vallée de la Surru, où l’association a rénové les écoles primaires et construit les serres de démonstration. Celles-ci sont maintenant à la disposition des enseignants de l’école, mais servent toujours comme lieu d’expérimentation et d’enseignement. La vallée de la Surru est la principale voie carrossable d’accès au Zanskar : entre Kargil et Padum. Entre Leh et Kargil, il y a environ 260 km de route de montagne le long de la vallée de l’Indus, sans parapet le long des précipices. Cet itinéraire a été crée dans les années 80 par l’armée indienne à la fois pour désenclaver le Ladakh et garantir un accès vers la frontière pakistanaise. C’est dans un paysage splendide mais minéral que nous circulons, tout est gris, ocre ou violet, les seules taches de couleur sont les rares champs qui sont irrigués. A mi- chemin, mais tout de même à 5 heures de voiture de Leh, nous nous arrêtons pour visiter le monastère de Lamayurou, le plus ancien du Ladakh, les vestiges les plus vieux datent du 9ème siècle, situé sur un éperon rocheux, dans un lieu propice à la méditation. Nous y rencontrons un groupe de touristes allemands avec une guide tibétologue, que nous suivons afin de profiter de ses brillantes explications sur les nombreuses peintures murales et très vieux tankas, entre 400 et 500 ans. Nous découvrons ainsi parmi les ruines de l’ancien monastère le temple du 11ème siècle aux fresques d’époque, certes abîmées par le temps, mais maintenant préservées de l’humidité. Un jeune moinillon prépare des sculptures en beurre et nous dit que le lendemain, il se célèbre une grande fête, où elles seront brûlées. Ceci nous réjouit car nous passons la nuit dans ce village. Le lendemain de retour au temple à l’heure annoncée, nous ne rencontrons qu’un seul moine en train de célébrer la pûjâ avec les statues de beurre près de lui. Un peu déçus, nous ne restons que quelques minutes car pour arriver à Gailling dans la Surru, il nous faut environ 8 h de route. La route vers Kargil passe par 2 cols à 4200m et 3700m, nous espérons voir les 8000m du Karakorum (K2, Gersherbrum) à seulement 90km à vol d’oiseau, mais malheureusement d’autres sommets à 7000m nous les cachent. A Mulbekh, dernière localité bouddhiste de la route se trouve une statue de Bouddha taillée dans le roc de 8 m de haut. Kargil, la 2ème ville du Ladakh est à quelques kilomètres de la frontière et est une zone très militarisée. La Surru est une des 3 grandes rivières descendant du massif du Zanskar. Pendant 3 heures nous la remontons en direction du sud sur une piste épouvantable, et pourtant c’est la voie principale pour accéder à Padum, le centre administratif du Zanskar. Nous arrivons enfin à Gailling, et prenons possession du gîte aménagé par un des enseignants au rez de chaussée de sa maison et qui est la base avancée d’ATA dans la vallée tout le temps où leur présence est nécessaire. Ce logement comprend une grande cuisine, une grande chambre et un petit coin qui sert de salle de bain, mais l’eau vient de la pompe et doit être chauffée sur un réchaud pour une toilette de chat dans une bassine.
- La vallée de la Surru -
Dans cette vallée à 2800m, les maisons sont en pierre, le logement est au 1er étage, l’étable est en dessous et n’est utilisé que pour parquer le bétail pendant l’hiver. L’enseignant ne disposant pas d’animaux, il a pu transformer cette partie de la maison en gîte. Comme il n’est pas possible de creuser le sol, les toilettes se trouvent en hauteur : il faut monter quelques marches pour y arriver. La vallée de la Surru a été convertie à l’islam chiite au 15ème siècle par un sage persan dont le mausolée est dans un village près de Sankou dans la moyenne vallée. Ces villages sont peuplés d’Indiens musulmans mais d’origine tibétaine et qui ont accueillis quelques familles de réfugiés. Ce qui nous surprend le plus c’est de voir des filles voilées des l’age de 4 ans. Les gens d’ATA nous racontent que les premiers rapports avec la population furent assez difficiles car ils ne voyaient pas pourquoi les choses devaient évoluer, cependant à force d’explications et de contacts, les gens ont compris l’intérêt des projets. Les villages de la vallée ont en moyenne 300 habitants chacun pour une vingtaine de familles et l’agriculture et l’élevage constituent l’activité principale. Le bétail est constitué de vaches, d’ânes, de chèvres, mais pas de pashminas car on est trop bas. De petites basses-cours peuvent compléter le cheptel La proximité de la rivière et les torrents de montagne permettent d’irriguer les terres. L’été les hommes travaillent à l’extérieur dans les chantiers de travaux publics. L’unité administrative de base est le regroupement d’une dizaine de villages dont les habitants élisent leur délégué. Celui-ci doit coopérer avec le représentant de l’administration, nommé sur le même secteur. Les villages dont l’école a été rénovée sont parmi les plus pauvres et comptent peu ou pas d’agents publics. Gailling C’est le village où nous résidons. Il comporte 30 familles pour 242 habitants. L’école a 39 élèves : 19 garçons, 20 filles avec une section maternelle et les 5 classes du primaire pour 3 salles. 2 instituteurs se partagent les classes et les cours, pendant que certains élèves sont avec leur enseignant, d’autres travaillent de leur coté à des devoirs. Les horaires 10h-12h et 13h-16h. Il n’ y a pas de devoirs à la maison afin de libérer les enfants pour les taches domestiques : rentrée du bétail, rentrée du fourrage, chercher l’eau à la fontaine : à cause des hivers très froids, il n’ y a pas de distribution d’eau dans les maisons. Apres le primaire, les élèves poursuivent leurs études au collège à 8 km, seuls 2 /3 des enfants du primaire y vont.
- La plaque de reconnaissance L’école primaire de Gailling -
La visite de l’école fut un événement local puisque le délégué élu est présent ainsi que l’inspecteur pédagogique. Les enseignants avaient préparé une petite fête où les élèves chantaient et dansaient pendant que les « officiels » prenaient le thé en les regardant. Dans chacune de mes interventions, je reprenais la phrase écrite sur le fronton de la maison où nous logions : « Knowledge is power – La connaissance est le pouvoir », pour justifier le choix de l’association d’axer la priorité des ses actions sur l’éducation. A Gailing, l’ électricité n’ est distribuée que le matin de 4h à 5h et le soir de 20h à 23h. Je suis un peu étonné car à moins de 500m, coule une rivière dont le courant devrait permettre d’alimenter le village en électricité sans aucun problème. J’apprends alors que la région de Kargil est une des plus corrompues en Inde. La visite des écoles et villages et prévue le matin pour prendre le temps de la rencontre. L’après-midi, nous partons dans un village voisin, pour voir un yack. Nous ne pourrons en rencontrer chez les nomades car le bétail sera dans les alpages. Dans ce village le yack communal sert de reproducteur pour obtenir par croisement avec des vaches, un hybride dont la force est celle du yack et la taille celle de la vache. Nous voyons une statue de Bouddha, de 8 m, gravée dans le roc au 8ème siècle, signe d’une présence bouddhiste dans la vallée avant la conversion à l’islam. Dasmana Le lendemain nous visitons la deuxième école dans le village de Dasmana. La nuit a fraîchit et l’air est vif. A ma surprise, je constate les bienfaits de l’architecture solaire car dans le bâtiment il fait bon malgré l’absence de chauffage. C’est une petite école de 25 élèves ,11 filles, 14 garçons, avec une section maternelle et les 5 classes de primaire avec 2 instituteurs. A nouveau les enfants ont préparé une fête pour nous : chants, danses, lecture. Dasmana est un petit village de 375 habitants mais seulement 28 familles, soit en moyenne 13 personnes / famille. La famille est à prendre au sens large car plusieurs générations cohabitent sous le même toit, et que pour une famille musulmane chaque enfant supplémentaire est un don de Dieu. Il n’est donc pas rare d’avoir des familles de 7 ou 8 enfants, les plus âgés s’occupant des plus jeunes quitte à ne pas être scolarisés.
- Une serre -
Les habitants veulent nous montrer leurs serres et en discutant avec eux, ils sont très contents de celles-ci. Chaque famille dispose de la sienne qui leur apporte l’hiver des légumes frais pour eux-mêmes mais qu’ils peuvent vendre au marché. Pour eux c’est un plaisir d’aller dans leur serre l’hiver car il y fait chaud et c’est la seule tache de couleur dans l’immensité blanche. Comme le ciel se dégage de ses nuages, nous décidons de remonter la vallée jusqu’ aux portes de Zanskar et de découvrir cette région magnifique. En cours de route Naseer le chauffeur nous conduit au village de Tausuru , où les des peintres locaux ont décoré la nouvelle mosquée construite en 1970, la surprise vient des motifs choisis pour cette décoration : des animaux, des fleurs alors que les éléments figuratifs ne sont pas compatibles avec les canons de l’art islamique. Nous observons ainsi le Nun, 7135m, le plus haut sommet du massif et son glacier dont la langue se termine dans la Surru.
- Le Nun 7135m et son glacier -
En chemin, nous rencontrons des enfants de nomades qui ramenaient du fourrage pour l’hiver et qui pour cette raison n’étaient pas à l’ école, il y a encore des progrès à faire.
- Les enfants de nomades -
Sur le chemin du retour, nous visitons, une pisciculture d’état qui élève des truites ; Elles ne sont vendues qu’à l’ age de 4 ans pour une taille de 70cm et un poids de 4à 5 kg. Kolchick C’est la 3ème école rénovée par l’association, à 1 heure de route au sud de Gailling par une piste secondaire défoncée, que la pluie qui tombe drue n’arrange pas. Arrivés dans le village, un imposant comité d’accueil nous souhaite la bienvenue, quasiment toute la population présente, les officiels locaux nous ont attendus environ 1 heure sous des parapluies par une température fraîche. Les élèves nous vont une haie dans la véranda de l’école et nous offrent des fleurs des champs. Une fois de plus, je constate l’efficacité de l’architecture solaire : dehors il doit faire environ 15° C, mais à l’intérieur des salles de classe, if fait bon 20° C, certes les parents s’entassent dans la véranda qui longe tout le bâtiment.
Comme pour les autres visites, les instituteurs avaient préparé un petit spectacle de chants, danses, lectures joué par les enfants. L’école de Kolchick scolarise 30 enfants, 15 garçons et 15 filles dans une section maternelle et les 5 classes du primaire, encadrés par 2 enseignants. Le bâtiment a deux salles de classes et un grande véranda. Kolchick est un village de 220 habitants avec 37 familles, qui vivent de l ‘ agriculture et du bétail. Nous sommes ensuite invités à prendre le thé chez l’un des sages du village : ce patriarche de 80 ans, est le chef d’une famille de 30 personnes : 4 fils mariés,18 petits enfants, dont l’ aîné va se marier. Il nous reçoit avec tous les officiels dans le salon de sa grande maison de 6 pièces de 150 m², où toute la famille vit ensemble. En discutant avec eux, j’ai appris qu’il n’- y a pas d’électricité à Kolchick alors que la Surru n’est pas loin. Des panneaux solaires chargent des batteries pour apporter le soir un peu de lumière. Le problème commun à ses 3 écoles est le manque de matériel pédagogique : les livres utilisés sont déchirés, scotchés de partout, les élèves ne disposent pas d’ardoises, de cahiers, les enseignants n’ont pas assez de cartes de géographie, de panneaux explicatifs de calcul, d’histoire. J’ai demandé à ATA de nous faire une proposition d’achat de matériel pour environ 120 élèves pour les 5 classes primaires et des jeux pour les maternelles. Vous trouverez ci-dessous un appel à participer à cette opération. Je sais que vous donnez déjà du matériel pour l’école de Bir, qui est apporté sur place, mais il n’ y a aucune comparaison entre les besoins de ces écoles, où il manque TOUT, et Bir, je connais aussi l’école et l’organisation de TCV qui est derrière. Pour gagner du temps sur le chemin de retour à Leh le lendemain, nous retournons en 4 heures de voiture sur Kargil au courant de l’ apres-midi. C’est sur ce chemin, que j’apprends pourquoi c’était Naseer notre chauffeur qui cherchait l’eau à la fontaine, alors que je me suis aussi proposé. La fontaine de Gailling a été bénie par un imam et seul un musulman pouvait puiser l’eau sans souiller le pont d’eau. L’expérience a été faite par ATA dans le passé et la fontaine a été nettoyée et lavée à grande eau par un musulman avant toute utilisation ultérieure. Le lendemain, sur la route de Leh, nous sommes bloqués par un éboulement dû aux pluies : 2 bulldozers dégagent la route, ceux-ci sont pré positionnés le long de l’itinéraire. Et c’est avec 2 heures de retard que nous retrouvons la famille du lama Tupten Wangchuk, président de Ladakh Eye Care Foundation, qui nous ont invités pour le dîner. Apres la conférence du Dalaï-Lama à Luxembourg, le Bureau du Tibet à Paris, nous a demandé d’étudier ce qui était possible de faire avec cet organisme. J’ai donc profité de mon passage au Ladakh pour prendre contact avec eux. Une réunion avec son comité est prévue plus tard pendant mon séjour. De retour à Leh, dans la guest-house, nous profitons de la journée de repos prévue avant la deuxième partie de notre visite vers les villages de réfugiés tibétains nomades. Le Chantang C’est le nom tibétain de la haute vallée de l’Indus, dont le nom indien est Rupsu. C’est sur ce haut plateau que les autorités indiennes ont installés les premier centres de réfugiés tibétains dans les années 1960en leur accordant quelques terres et pâturages. C’étaient des nomades Kampas, et encore aujourd’hui certains arborent fièrement leur coiffe et le poignard à la ceinture. Comme cette zone est interdite aux touristes ATA a du demander pour nous un permis spécial pour y accéder mais celui m’a été refusé pour les villages de Hanle et Nyoma, trop proche de la frontière tibétaine et ceci malgré l’intervention des nombreux appuis d’ATA. Nous sommes donc allés au village de Sumdo en remontant la vallée de l’Indus taillée dans des gorges étroites et atteignons ce plateau désertique et minéral à près de 4500m d’altitude.
- Les gorges de l’Indus - Sumdo On se croirait au bout du monde, car il n’y a rien et pourtant des gens vivent ici. C’est un village de 370 habitants avec 67 familles bouddhistes, installés depuis plus de 40 ans. Le faible revenu explique aussi le nombre d’enfants assez bas par famille. La principale ressource vient du bétail : chevaux, yacks, moutons, chèvres. Celles-ci sont des pashminas, dont la laine très légère mais chaude donne de superbes châles. La laine est vendue brute 30 EUR le kilo de pashminas, mais 1 EUR le kilo de laine de mouton. Une chèvre ne donne que 200g de laine /an. Le petit bétail rentre au village tous les soirs à 19h pour être enfermés dans des enclos à l’abri des prédateurs : loup, ours et gardés par des gros chiens qui tournent la nuit autour du village. Les chevaux et les yacks restent dans les alpages tout l’été. A Sumdo nous logeons dans la grande pièce de la guest-house du village, l’équipe d’ATA loge elle chez l’habitant. Pour la rendre à peu près confortable, on nous a fourni plusieurs matelas fins et tapis afin de constituer le couchage. Les toilettes sont dehors en montant quelques marches, mais la rivière permet de se laver avec une eau tiède : de nombreuses sources chaudes se jettent dans la rivière. Cette eau est riche en soufre, elle est donc impropre à la consommation et à l’agriculture. Un soleil brûlant sous un ciel d’azur, un vent fort, de la poussière partout, voila nos premières impressions du Chantang.
- Au bout de la piste Sumdo -
Dans ce village, ATA a construit avec notre aide il y a déjà plusieurs années un centre de rencontre communautaire et un centre artisanal de fabrique de tapis, mais les femmes suivent aussi les troupeaux et ne peuvent plus travailler à la confection de tapis.
- Le centre de rencontre du village -
Dans le projet actuel, ATA a construit 40 serres avec champignonnières, 11 toilettes et 2 salles de bains solaires.
- Les serres -
Il y a 2 salles de bains : 1 pour les hommes ,1 pour les femmes. L’ eau est cherchée à la source chaude avec des seaux et l’on remplit une baignoire. Si les plus jeunes s’en servent régulièrement, la génération précédente n’en profite que 3 X / an : on prend un bain pour Losar, pour l’anniversaire du Dalaï-lama, et une fois avant l’hiver. Si la culture des champignons ne pose pas de problème particulier, le processus de transformation des spores en mycélium n’est pas maîtrisé par tous, et certains n’ont pas pu renouveler leur base et arrêter leur culture. Pour permettre à tous de continuer cette production qui s’avère rentable, ATA veut créer à Leh et Nyoma, des centres de production de mycéliums. C’est aussi sur le terrain, que j’ai compris pourquoi les coûts de transports étaient si élevés dans le budget du projet et à ma question du pourquoi la réponse obtenue était la distance et l’éloignement des sites, et la réalité des déplacements sur place nous l’a prouvé.
- Une champignonnière -
En ce qui concerne l’école, le projet de rénovation prévu par ATA à Sumdo n’a pas été entièrement accepté par TCV, en particulier les travaux d’architecture solaire passive. Pour coordonner l’éducation des enfants des réfugiés installés au Ladakh, TCV a été chargé de reprendre l’ensemble des écoles disséminées dans la région et a redéfini certaines priorités. Seul l’aménagement intérieur de l’école a été financé. Cette école accueille 69 enfants avec une section maternelle et les 3 premières classes primaires. 7 enseignants, 2 « mères »,1 cuisinier forment le personnel de l’école. Comme les parents suivent les troupeaux, et ils ne peuvent s’occuper de leurs enfants, ceux-ci sont donc « quasi-orphelins » et restent internes à l’école.
- L’ école TCV de Sumdo -
A la fin de ces 3 classes élémentaires, les enfants partent à l’école de Hunlé à 120 km de Sumdo pour les 2 dernières années du primaire et le premier cycle du secondaire jusqu’à la classe 8 et les meilleurs continuent jusqu‘à la classe 12, le baccalauréat, à l’école de Cholagmsar près de Leh. Nous avons croisé un groupe de hollandais fous de vélos, qui faisait un circuit en VTT d’environ 500 km en 13 jours entre 3500m et 5000m. Comme nous avons appris, qu’une délégation de notabilités tibétaines devait venir à Sumdo, nous avons décidé de rester une journée de plus afin de la rencontrer. Les chefs de familles du village sont aussi tous rentrer des alpages pour cette visite, nous avons demandé au chef de village de les rencontrer aussi pour avoir leur opinion sur ce qui a été fait et d’avoir leur avis sur la suite qu’ils attendent. En attendant ces entretiens, nous partons à la recherche des nomades et des troupeaux, nous en trouvons certains près du lac de Tso –Kar ou lac blanc apres avoir passé un col à 4980 m. En passant nous constatons que la situation des villages ladakis du Chantang est la même que pour les centres tibétains.
- La rencontre avec les villageois -
La discussion avec les villageois a été très intéressante car de nombreux avis ont été émis pour l’amélioration des conditions de vie des habitants. Apres une présentation de l’association et de la raison de ma visite parmi eux, un échange animé et traduit par ATA, a déjà amorcé une ébauche de 2ème étape de ce projet. -la fontaine gèle par grand froid en hiver, privant ainsi le village de son unique point d’eau, il faut alors faire fondre de la neige pour avoir de l’eau. Il est demandé de construire un abri solaire autour de la fontaine pour la garder hors-gel. Ce manque d’eau en hiver rend les cultures en serres plus aléatoires. -l’ éclairage solaire date d’une dizaine d’année (il n y a pas d’électricité à Sumdo), les panneaux solaires ont souffert de la poussière et les batteries ne gardent plus la charge. Il faut renouveler le système. -les logements sont vétustes : les maisons ont été construites à l’économie, au début des années 60, sans prévoir qu’ils seraient toujours habités 50 ans après. Mais il y aurait environ 70 maisons à reconstruire. Le grand problème est le manque d’espace de pâturage pour le bétail. Chaque village dispose de sa propre zone, qu’il gère lui-même, mais qui ne permet pas de rentrer du fourrage pour l’hiver, le gros bétail doit donc rester l’hiver dans des prés aux abords du village où le vent chasse la neige pour dégager l’herbe.
- La cuisine – séjour d’une maison de Sumdo -
Nous rencontrons ensuite la délégation de 3 notabilités tibétaines de Leh : le directeur de TCV pour le Ladakh, le secrétaire de la société coopérative tibétaine de Leh, le président de l’assemblée des tibétains au Ladakh. Pour rappel, la coopérative tibétaine est le poumon économique qui fait vivre la communauté de réfugiés d’un secteur déterminé, son secrétaire en est le responsable et est un agent nommé par le CTA. Cette commission fait en 11 jours, le tour des centres de réfugiés tibétains pour définir les besoins de chacun des villages et définir les aides à apporter localement et les priorités d’actions. Nous apprenons ainsi qu’il y a environ 2000 réfugiés tibétains au Chantang, regroupés en 9 villages sur le plateau pour 7000 au Ladakh dans 12 villages à Choglamsar près de Leh. Les besoins communs concernent : -l’éducation : comment responsabiliser les parents dans cette tache, et leur expliquer l’importance d’une scolarisation régulière et soutenue : « pour garder du bétail, cela est superflu », mais ils ne peuvent même pas concevoir de faire autre chose . Il n’ y a que peu de parrainages d’enfants au Ladakh -la santé : un centre sanitaire mobile avec un travailleur de santé parcourt les villages mais ne peut prendre en charge que les petits soucis classiques, au Chantang, il n y a qu’un hôpital à Nyoma et pour les cas les plus sérieux à Leh ; entre ces tournées, il y a un vide, et les gens attendent le passage suivant pour se soigner, ou même désinfecter une plaie. -l’alimentation en eau est insuffisante en particulier pour l’agriculture, cette ressource est gérée par les autorités locales indiennes, qui favorisent les villages indigènes. -la nécessité de trouver des activités rémunératrices mais la tradition nomade veut que la femme suit aussi les troupeaux avec son mari, et donc ne peut travailler dans un centre artisanal. Je suis agréablement surpris que ces responsables soient conscients du problème du poids des traditions, qui bloque la société tibétaine et empêche toute évolution mais seule l’éducation des jeunes générations arrivera à changer les mentalités car dans le monde environnant en perpétuelle évolution, la communauté tibétaine doit trouver sa place. Je suis invité par le responsable de TCV à visiter l’école de Choglamsar pendant les quelques jours où je reste à Leh, ainsi qu’ rendre visite au Chief Tibetan Representative in Ladakh, le représentant du CTA au Ladakh. Choglamsar De retour à Leh, ATA a pris rendez-vous pour rencontrer le haut fonctionnaire tibétain et visiter l’école de TCV. Le délégué du CTA, qu’ATA avait prévenu de ma venue au Ladakh, nous a accueilli dans son bureau et nous a expliqué à nouveau les problèmes énoncés par la commission : éducation, agriculture et pâturage, santé. Nous apprenons aussi que les tenanciers des échoppes des marchés tibétains de Leh ne viennent pas d’ ici mais des centres de réfugiés de Dharamsala et de Mundgod, dans le sud de la l’Inde. A notre question du pourquoi pas les réfugiés locaux, il nous répond que le commerce et l’artisanat n’intéressent pas les nomades. Pour développer les ressources financières, il semble que l’installation d’un centre de confection de tentes de nomades pourrait convenir à la tradition pastorale. Cependant ATA et moi sommes sceptiques sur cette entreprise car les matières premières de ces tentes, en coton, ne sont pas disponibles sur place et devront être achetées et acheminées vers les ateliers : les villages n’ont pas les ressources financières pour avancer ces fonds d’une part, et l’expérience négative du tissage de tapis par manque d’assiduité des femmes d’autre part.
- Avec le représentant du CTA -
Nous faisons ensuite un tour dans le centre de réfugiés de Choglamsar, dont les 12 villages comptent plus de 4000 personnes. 1 /4 des habitants disposent de terres agricoles et peuvent en vivre : ce sont les premiers réfugiés auxquels les autorités indiennes ont donné des terres. L’irrigation de ces champs est toutefois un probleme car les Indiens ont la maîtrise de l’eau des canaux. Les réfugiés plus récents vivent de petits boulots, les plus intrépides ont crée de petits magasins, ateliers, restaurants ; mais ce n’est pas dans la tradition nomade. L’école TCV de Choglamsar Nous rencontrons le directeur adjoint qui nous reçoit dans son bureau. Comme je lui ai annoncé que l’association est le 12éme contributeur de TCV, il souhaite aussi avoir notre aide, car au Ladakh il y a peu d’élèves parrainés. Sur les 2500 enfants tibétains du Ladakh, 1900 sont scolarisés par TCV dans ses 6 écoles : 3 à Leh-Choglamsar, 3 au Chantang , soit 600 en maternelle, 700 en primaire, 500 en secondaire. L’école principale comprend 25 homes de 25 enfants, encadrés par une « mère », selon le principe des villages SOS et aussi 4 bâtiments de dortoirs pour 200 élèves. Il y a aussi près de 500 enfants ladakis qui sont scolarisés par TCV. Au Ladakh, TCV prend aussi en charge les personnes âgées, 350, qui n’ont personne pour s’en occuper, et propose aussi des parrainages pour eux.
- Le campus de l’école - Ladakh Eye Care Foundation La discussion avec le comité de la Ladakh Eye Care Foundation a permis faire connaissance avec les personnes qui ont crée cette association pour soigner les maladies oculaires au Ladakh, où l’altitude, la réverbération jouent un rôle important. Je rencontre le Dr Angchuck, chef du service ophtalmologique de l’hôpital de Leh, le Vénérable lama Thupten Wangchuck, président de la fondation. Le médecin explique que les ophtalmies non traitées peuvent entraîner la cécité mais que les malades ne prêtent attention à leur mal que très tard. Ces affections sont les seules dues aux conditions locales. Cataractes et glaucomes sont les autres maladies oculaires mais dans les mêmes proportions qu’ailleurs. Seul le faible niveau de couverture ophtalmologique, et le dépistage tardif fait que plusieurs malades deviennent aveugles. Il est convenu que le comité nous fera parvenir un résumé chiffré de leurs besoins, que les Amis du Tibet Luxembourg analysera. Cette mission des Amis du Tibet Luxembourg au Ladakh arrive ainsi à son terme après 14 jours de découverte, de rencontre, dans des paysages somptueux, mais où la vie est difficile et où les habitants doivent s’accrocher à leurs rochers et pâturages pour en tirer de quoi vivre. De retour à Delhi, nous avons rencontré la responsable d’ATA India que j’ai chaleureusement remercié pour la façon dont son équipe a préparé et dirigé cette mission. L’obligation de scolarité est encore une chimère pour beaucoup d’enfants, qui doivent prendre en charge soit les troupeaux, soit les petits frères et sœurs, soit d’autres taches ménagères, mais l’éducation est la seule façon pour ces enfants de s’en sortir, de pouvoir rêver à autre chose et sera toujours le but prioritaire des actions de développement de l’association.
- Le paysage au Fotu La, 4200 m - Appel pour financer des fournitures scolaires aux enfants de la Surru Comme je l’ai indiqué plus haut, je lance un appel à tous les membres de l’association pour pouvoir faire envoyer par notre partenaire ATA aux 3 écoles rénovées par l’association du matériel pédagogique pour équiper plus d’une centaine d’élèves en ardoises, crayons, livres scolaires, cartes de géographie. Je ne vous demande pas de venir vous-même avec ces fournitures : le transport coûterait trop cher, mais de virer sur le compte CCPL LU27 1111 1234 5672 0000 des Amis du Tibet Luxembourg votre participation avec la mention : Fournitures scolaires Ladakh. Une première estimation vise un budget de 4000 EUR. L’argent sera envoyé à notre partenaire ATA qui achètera les fournitures en Inde et les fera livrer aux écoles. Ces fournitures seront la propriété de l’école et non celles des élèves, afin de faire tourner ce matériel sur plusieurs enfants.
Au nom des enfants de la Surru, MERCI !
Michel SIGWARTH.
|
||
|
|