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Construction d’écoles au Ladakh


Ladakh : notre nouveau projet de coopération (2004-2006)

A partir de 2004, Les Amis du Tibet, Luxembourg  se lance dans un nouveau projet humanitaire, cette fois au Ladakh. Vous trouverez ci-après les principales informations au sujet de ce projet qui a pour objectif d’améliorer les infrastructures scolaires dans cette région montagneuse au nord-ouest de l’Inde.

Localisation géographique

Le Ladakh  est  à l‘extrémité nord du sous-continent indien, entre 32°15 et 36° de latitude nord et  75°15 et 79°10 de longitude est, coincé entre les frontières du Pakistan, du Tibet, de la Chine.  C‘est le point culminant de l’Etat du Cachemire et le plateau désertique le plus haut du monde. Le terrain consiste en une succession de vallées semi-désertiques, de grandes étendues de maigres prairies, des massifs montagneux élevés du nord-ouest de l’Himalaya. L‘altitude varie entre 2900 et 5900 m, les températures hivernales descendent jusqu’à –60° C  au vent.

La rudesse du climat est accentuée par  la barrière  aux pluies que constituent les montagnes :  le niveau des précipitations est très faible, autour de 50 mm / an.  Les rivières et torrents ne sont alimentés que par la fonte des neiges, et actuellement des glaciers. C’est grâce à ce réseau de ruisseaux que les terres agricoles peuvent être irriguées. Le soleil brille environ 300 jours /an.

Les conditions climatiques et géographiques ont  rendu ces régions agricoles isolées  et  sensibles aux variations météorologiques.  De fortes chutes de neige et un froid intense coupent les voies de communications entre certaines zones pour la moitié de l‘année, rendant tout travail de développement très difficile.  A cause de cet hiver long, la saison  végétative est très courte. L‘agriculture et l‘élevage sont encore les bases de l‘économie domestique. Cependant le Ladakh rural devient de plus en plus dépendant d‘autres sources de revenus : emplois civils pour l‘armée (les routes du Cachemire sont toutes  militaires et entretenues par l‘armée) , emplois dans des petites entreprises non indigènes.  Cela érode petit à petit le mode de vie traditionnel des  habitants du Ladakh et  souligne l‘importance des supports extérieurs à la région. Le danger de ceci a été illustré  par deux fois lors de l’hiver précoce de  1998, où d‘importantes chutes de neige et un froid  vif ont  décimé des troupeaux dans les  alpages avant leur descente pour l‘hiver, et les troubles séparatistes de l‘été 2002 qui ont fait fermer la route principale d‘accès en  Inde,  coupant le ravitaillement et une chute substantielle des revenus du tourisme. Celui-ci a un effet  socio-économique certain au Ladakh,  isolé du monde extérieur jusqu’à 1970.

Situation actuelle

Tous les villages ont une école primaire, 5 classes, mais les conditions de scolarité sont si  pauvres qu’en moyenne seulement 3 enfants par village vont à l‘école. Une scolarisation secondaire nécessite de longs déplacements vers un internat rendant encore plus faible de niveau de scolarisation. L‘éducation dans les villages est  perçue comme un problème sérieux  avec seulement 1 personne  par village ayant achevé une scolarité secondaire. En plus des transports, les frais de logement sont à la charge des familles. Comme celles-ci considèrent la scolarisation comme une perte en terme d‘assistance au travail, la situation scolaire ne pourra s‘améliorer que  par de meilleures conditions en matière d’éducation dans les villages eux mêmes.

Les conditions d’enseignement sont si pauvres que seuls 79 enfants fréquentent  régulièrement l‘école. Pour continuer après la 8ème classe, les élèves doivent rejoindre un lycée avec internat, les bourses ne couvrant pas les frais de séjour, peu d’enfants continuent leurs études. La perte en assistance au travail dans les familles est aussi un facteur aggravant  la non scolarisation. Sans nouvel établissement scolaire dans le centre de réfugiés, la situation ne s’améliorera pas.


Une salle de classe en mauvais état

Projet

Le projet prévoit une rénovation complète des écoles existantes à Nyoma, Hanle, Sumdo, si  possible, ou construira une nouvelle école si cela est plus approprié. Tous les établissements disposeront de lieux de rencontre pour la population et  de salles de formation pour adultes. Chaque école sera équipée d’une serre, d’une champignonnière et de salles de bains chauffées par panneaux solaires. Les enseignants et les  habitants seront responsables de la maintenance de ces  installations. A Kargil, un petit élevage de volailles, pour des populations non bouddhistes sera rajouté à celles-ci (les bouddhistes étant le plus souvent végétariens). Comme  l’éducation  sanitaire est un des buts de ce projet, ce seront surtout les femmes qui seront sensibilisées  car se sont elles les meilleurs vecteurs.

Cette formation des adultes se fera à grande échelle afin de faire connaître largement les technologies suivantes : architecture solaire passive,  techniques de construction économiques, gestion de serres et de champignonnière.

La commercialisation des champignons et des  légumes des serres permettra aux familles d’avoir des revenus plus réguliers.


Ecoliers au Ladakh

Buts spécifiques:

  1. Accroître le rôle et le statut des femmes à travers l’éducation des filles

  2. Accroître la fréquentation scolaire des enfants

  3. Equiper 2  communautés  avec une nouvelle école primaire  pour enfants de 6 à 13 ans

  4. Fournir les bâtiments pour assurer la formation des adultes

  5. Introduire  dans les villages des sources d’énergie alternatives et des techniques  de construction économiques ( Low Cost Building Techniques)

  6. Accroître la sécurité  alimentaire  dans ces villages spécialement pour les enfants

  7. Créer  des opportunités de génération de revenus

Bénéficiaires

Les habitants du centre de réfugiés tibétains des villages de Hanley, Sumdho et Nyoma, environ 2500 Tibétains et 500 Changpas,  indigènes indiens du Ladakh et de 1500 personnes à Kargil   d’origine et de type tibétain,  seront les premiers bénéficiaires et profiteront directement de ces installations.

Les bénéficiaires  secondaires seront les habitants des villages environnants qui profiteront des séances de formation d’adultes pour l’introduction de technologies alternatives. On attend de ces villages, actuellement mieux pourvus, de profiter des compétences et expériences acquises par ce projet pour développer  chez eux des installations similaires.

Les populations de ces villages seront invitées à visiter les constructions.

Des efforts seront faits pour pouvoir transposer ces installations ailleurs par les habitants eux-mêmes, formés à ces techniques, sans être obligés de repenser leur conception.

Coût du projet

 

Année 1

Année 2

Année 3

Total

Les Amis du Tibet

3856.50

3856.50

4456.50

12169.50

Ville de Luxembourg

14371.00

 

 

14371.00

Ministère de la Coopération

11569.50

11569.50

11569.50

34708.50

Union Européenne

14942.67

21663.20

14355.22

50961.09

Total

44739.67

37089.20

30382.22

112210.09

 

Soutenez ce projet à l'aide de dons (fiscalement déductibles) sur notre compte bancaire
CCPL LU27 1111 1234 5672 0000
avec la mention "Projet Ladakh".

Merci d'avance pour votre solidarité et générosité!

Le logo d’ATA (Applied Technologies Asia), l’ONG partenaire sur place.

Michel SIGWARTH
Mai 2004

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