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Résolution
du Parlement sur le Tibet
Procès Verbal du 13/04/2000
Le Parlement européen,
- vu ses précédentes résolutions sur l'occupation du Tibet et la
répression de son peuple par les autorités chinoises,
A. considérant que le respect des droits de l'homme est une priorité
majeure des politiques de l'Union européenne et un des principes
fondateurs de l'Union,
B. considérant que le gouvernement de Pékin refuse l'accès au
Tibet à Mme Mary Robinson, Haut-Commissaire des Nations unies pour les
droits de l'homme,
C. soulignant que les discussions informelles en cours entre le
gouvernement chinois et les autorités religieuses tibétaines n'ont pas
entraîné d'amélioration de la situation des droits de l'homme au Tibet,
notamment en ce qui concerne la liberté d'expression,
D. vu l'appel lancé par le Dalaï Lama à la communauté
internationale pour qu'elle oeuvre à un règlement pacifique du problème
tibétain,
E. vu les conclusions sur la Chine adoptées par le Conseil lors de
la réunion du Conseil "Affaires générales" du 20 mars
2000,
F. vu la 56e session de la Commission des droits de l'homme des
Nations unies,
G. profondément préoccupé par le fait que le dialogue entre
l'Union européenne et la Chine sur les droits de l'homme n'a pas donné
suffisamment de résultats concrets, et réaffirmant qu'il attache de
l'importance aux perspectives ouvertes par ce dialogue et par le programme
de coopération, qui
prévoit une action commune pour la défense et le respect des droits de
l'homme et des libertés fondamentales en Chine,
H. vivement préoccupé par le fait que le patrimoine culturel et
spirituel du Tibet est menacé de disparition, en raison notamment du
transfert en masse de Chinois de souche vers le Tibet et en raison des
restrictions constantes et généralisées apportées aux libertés
fondamentales, en particulier à la liberté de réunion, d'expression,
d'association et de religion,
1. condamne les discriminations dont le peuple tibétain fait
constamment l'objet de la part de la République populaire de Chine pour
des motifs religieux, politiques, linguistiques, culturels ou afférents
à l'éducation;
2. invite le gouvernement chinois à entamer, sans aucune condition
préalable, le dialogue sur l'avenir du Tibet avec le Dalaï Lama, sur la
base de son plan de paix en cinq points : 1. la transformation de
l'ensemble du Tibet en une zone de paix, 2. l'abandon par la Chine de sa
politique de transfert de population, 3. le respect des droits
fondamentaux de la personne et des libertés démocratiques du peuple tibétain,
4. la réhabilitation et la protection du milieu naturel du Tibet, et 5.
l'ouverture de négociations sérieuses sur le futur statut d'autonomie du
Tibet;
3. invite la Commission et le Conseil à exprimer publiquement leurs
préoccupations au sujet de la situation au Tibet et en Chine et à en
faire part lors des réunions avec la Chine, à tous les niveaux, et espère
que le Conseil renoncera à son inaction à l'égard de la Chine, qui fait
obstacle à un examen de la situation des droits de l'homme en Chine;
4. invite instamment le Conseil à prendre une initiative, lors de
l'actuelle session de la commission des droits de l'homme des Nations
unies à Genève, pour l'adoption d'une résolution qui traduise l'inquiétude
au sujet des violations des droits de l'homme perpétrées en Chine, y
compris l'oppression
permanente dont le Tibet est victime;
5. charge sa Présidente de transmettre la présente résolution au
Conseil, à la Commission, au gouvernement chinois, au Dalaï Lama ainsi
qu'au parlement en exil du Tibet.
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