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La
3ème Conférence Mondiale sur le Tibet s’est déroulée Organisée par le gouvernement tibétain en exil, les associations de soutien au Tibet et la Fondation Friedrich Naumann, cette conférence a réuni quelque 300 délégués d’associations de soutien au peuple tibétain de plus de 50 pays. Parmi eux de nombreux Tibétains exilés. Exposés, groupes de travail, préparation et adoption d'une déclaration finale, tous les ingrédients d'un "congrès" de la mouvance pro-tibétaine étaient réunis. Cette conférence a surtout permis des contacts bilatéraux entre militants pro-tibétains et une large réflexion sur les nouvelles stratégies à développer afin d'aider le peuple tibétain à recouvrer sa liberté. Le dernier jour, le Dalaï-Lama a rehaussé la conférence de sa présence avec une intervention publique fort émouvante. Dans une déclaration finale (synonyme de plan d'action), les participants ont exigé la fin immédiate des violations des droits politiques, culturels, socio-économiques et religieux du peuple tibétain perpétrées depuis maintenant 50 ans par l’occupant chinois. Par ailleurs, la conférence a demandé la libération de tous les prisonniers politiques au Tibet (plus de 1.000!), dont celle du jeune Panchen-Lama séquestré depuis maintenant exactement cinq ans par les autorités chinoises. Le plan d’action prévoit essentiellement le lancement de nouvelles campagnes internationales de sensibilisation et un lobbying renforcé auprès des institutions internationales, européennes et nationales. Les gouvernements du monde entier sont invités à intensifier les initiatives à l'égard de la République Populaire de Chine afin que celle-ci ouvre enfin, sans délai ni préconditions, la porte à des négociations avec le Dalaï-Lama en vue d’une solution pacifique de la question tibétaine. De plus, ils sont invités à souteir plus activement le combat non-violent du chef temporel et spirituel du peuple tibétain. A Berlin, les associations de soutien au peuple tibétain ont également instauré un réseau international de soutien au Tibet sur Internet devant permettre une coordination plus efficace de leurs actions. Tous les groupes de soutien seront encouragés à devenir membres du réseau. Il va sans dire que Les Amis du Tibet, Luxembourg en fera également partie. En guise de conclusion, le Dalaï-Lama a lancé un vibrant appel aux défenseurs du Tibet, les remerciant de leur dévouement et leur demandant de faire preuve de persévérance. Il a réaffirmé son choix de la voie médiane, à savoir une autonomie à l'intérieur de la fédération chinoise. Un résistant tibétain qui a pu fuir la Chine il y a deux ans a témoigné de ses 19 années passées en prison et des actes de torture perpétrés à son encontre. Et de revendiquer, en présence du Dalaï-Lama, l'indépendance du Tibet. De nombreux spectateurs avaient les larmes aux yeux. Le Dalaï-Lama lui a remis une Kata en l'étreignant avec une grande émotion. Très prenante aussi, parmi d’autres, l’intervention d’Emma Bonino. Ancien membre (italien) de la Commission européenne et aujourd'hui députée européenne du Parti Radical. Amie du Tibet, elle n'a pourtant épargné personne, fustigeant d'une part la lâcheté des pays occidentaux obnubilés par les intérêts économiques, constatant d'autre part, sous les yeux du Dalaï-Lama, que ce dernier est certes devenue une star médiatique, mais qu'il est grand temps de cesser de se taper sur les épaules pour redoubler d'efforts et intensifier la mobilisation, et ce de manière carrément offensive. Olivier
MORES
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